Les anciens Européens étaient-ils noirs ?
Origine de la rumeur
Depuis quelques années, un nouveau récit se répand dans les médias, les musées et les séries télévisées, celui d'anciens Européens à la peau noire.
Le 18 juin 2025, des dizaines de médias internationaux relaient une étude retentissante sur le visage reconstitué d’une femme préhistorique, retrouvée sur le territoire actuel de la Belgique. D’après les chercheurs, cette femme de 10 000 ans surnommée "la femme de Dinant" aurait eu la peau noire.
Ce n’est pas un cas isolé : en 2018 déjà, l’homme de Cheddar, un chasseur cueilleur découvert en Angleterre et daté d’environ 9 000 ans, avait été présenté au grand public avec une peau noire. Ces reconstitutions fortement médiatisées, ont depuis alimenté de nombreuses campagnes éducatives visant à redéfinir l’image de l’homme préhistorique européen.
Pourtant, si l’apparente rigueur scientifique de ces publications suffit à convaincre le grand public, de plus en plus de chercheurs dénoncent les interprétations mensongères qui en découlent. Entre échantillons d’ADN partiels, outils de prédiction peu fiables et postulats contestables, ces résultats méritent d’être examinées de plus près.
Introduction
L'étude de la reconstitution faciale de la femme mésolithique de la grotte de Margaux a été réalisée dans le cadre du projet ROAM (Regional Outlook on Ancient Migration), dirigé par des chercheurs de l'Université de Gand (UGent), en collaboration avec les paléoartistes Kennis & Kennis. Les principaux chercheurs impliqués incluent Isabelle De Groote (archéologue) et Maïté Rivollat (généticienne), toutes deux affiliées à l'UGent. La reconstitution s'appuie sur des analyses génétiques et anatomiques des restes découverts en 1988 près de Dinant, et a été présentée le 16 juin 2025.
Plusieurs tentatives…
Bien avant la femme de Dinant, plusieurs études ont émergé sur l’existence de prétendus ancêtres européens noirs, notamment à travers la retentissante affaire de l’homme de Cheddar. Découvert en 1903 dans une grotte du Somerset, en Angleterre, la sépulture avait d’abord fait l’œuvre d’une première reconstitution faciale avec des traits européens. Cependant, en 2018, une autre équipe de recherche s’empare du sujet et publie une nouvelle description physique en lui rajoutant la peau noire.
La question des gènes
Un élément fondamental, mais souvent négligé dans les débats autour de l’Homme de Cheddar et de la Femme de Dinant, est leur haplogroupe mitochondrial. Celui de l’Homme de Cheddar, par exemple, est U5b1. Bien que l’ADN mitochondrial ne soit pas directement impliqué dans la détermination de la pigmentation de la peau, il reste un marqueur génétique essentiel pour situer un individu dans l’arbre généalogique des populations humaines et pour comparer son profil à celui des groupes modernes. L’haplogroupe U5b1 est considéré comme typiquement européen. À ce jour, plus de 80 % des ADN mitochondriaux identifiés chez les chasseurs-cueilleurs mésolithiques d’Europe appartiennent à des sous-clades de l’haplogroupe U5. Des sépultures associées à U5b1 ont été découvertes dans plusieurs régions du continent : en Angleterre, en Allemagne, en Suisse (notamment dans la grotte du Bichon), ainsi qu’en France. Concernant la femme de Dinant : “ l'analyse de son ADN nucléaire indique que Margaux Woman était un membre typique de la population de chasseurs-cueilleurs d'Europe occidentale de l'époque, arborant les yeux bleus.”
L’argumentation du projet ROAM et du University College London pour justifier l‘existence de la peau noire chez nos ancêtres européens ne se fonde donc pas sur l’haplogroupe mais sur l’absence des gènes SLC24A5 et SLC45A2 lors des analyses génétiques de la femme de Dinant et de l’Homme de Cheddar. Il est vrai que les gènes SLC24A5 et SLC45A2 jouent un rôle majeur pour la peau blanche et sont aujourd’hui très fortement associés aux populations européennes. Chez les Scandinaves, par exemple, plus de 99 % des individus sont porteurs des variantes de ces deux gènes. Cette forte présence dans le nord de l’Europe illustre leur importance dans le phénotype européen moderne. Cependant, il est faux de croire que ces gènes sont les seuls responsables de la peau blanche ou qu’ils sont indispensables pour "être blanc".
La pigmentation de la peau résulte de l’action d’un grand nombre de gènes, bien au-delà des seules variantes SLC24A5 et SLC45A2. Ce qu’il faut comprendre, c’est que ces deux variantes associées à une peau claire sont devenues dominantes en Europe au fil du temps, non pas parce qu’elles seraient les seules à pouvoir produire une telle pigmentation, mais parce qu’elles ont été favorisées par la sélection naturelle et largement diffusées à travers les migrations et les mélanges des populations indoeuropéennes. Ces gènes sont notamment présents en Scandinavie : une étude a révélé que sept chasseurs-cueilleurs suédois, datant d’environ 7 700 ans, portaient les deux variantes SLC24A5 et SLC45A2. Ils possédaient aussi le gène HERC2/OCA2, associé aux yeux bleus et aux cheveux blonds. En se déplaçant vers le sud de l’Europe, ces groupes ont transmis une partie de leurs caractéristiques génétiques, contribuant à la diffusion de ces variantes dans l’ensemble du continent.
Cependant, en Europe et dans le monde, d’autres gènes de la peau blanche existent. Par exemple, les Anciens Basques, les Anciens Hongrois, les Finnois, les Anciens Aïnous, les Sibériens, les Kalash ne sont pas tous détenteurs des gènes SLC24A5 et SLC45A2 et pourtant ils ont une peau blanche et des traits clairs. Certains groupes mongols du nord de l’Asie centrale (notamment parmi les Bouriates, Touvains, Altaïques ou Kazakhs) présentent des traits blonds ou châtains clairs, avec parfois des yeux gris ou bleus, sans pour autant porter les gènes SLC24A5 ou SLC45A2.
Cela s’explique par le fait que les populations blanches, comme toutes les populations humaines à l’origine, émanent d’une origine polygénique. Durant l’Antiquité et même dans la Préhistoire, il y a eu plusieurs "lignées" blanches, certaines sans aucun lien avec SLC24A5. Ce fait nous permet de comprendre pourquoi dans certaines populations asiatiques et océaniques, il peut y avoir des éléments blonds avec des yeux clairs sans pour autant détenir les fameux gènes SLC. Cela est dû à l’héritage d’une population blanche préhistorique n’ayant pas été influencée par les phénomènes migratoires indo-européens, qui eux ont amené à une forme d’uniformisation des gènes de la blancheur sur le vieux continent.
Aujourd’hui, il est rare qu’un Européen ne soit pas détenteur de ces deux gènes, mais cela est dû à un phénomène de propagation migratoire et non à une nécessité biologique. Cette diversité démontre que la clarté de la peau ou des yeux ne dépend pas exclusivement de quelques gènes bien connus, mais résulte d’un réseau complexe de facteurs génétiques, historiques et environnementaux. C’est une erreur de croire qu’on peut « diagnostiquer » l’apparence d’un peuple ancien en ne regardant que deux ou trois gènes isolés.
Il existe par exemple les gènes OCA2, DDB1, MC1R, DCT, ASIP, KITLG qui peuvent causer la peau blanche. Voici ce que dit Brenna Hennn, une scientifique qui dénonce les études sur les “Européens noirs” :
« Les gènes connus de la pigmentation de la peau, découverts principalement dans les populations d'Asie de l'Est et d'Europe, n'expliquent pas la variation de la pigmentation de la peau. L'idée qu'il n'existe qu'une quinzaine de gènes sous-jacents à la pigmentation de la peau n'est pas correcte ».
« Il semble désormais probable que de nombreux autres gènes influencent la couleur de la peau. Nous ne savons pas comment. Si nous sommes encore en train d'apprendre le lien entre les gènes et la peau au sein des populations, nous ne pouvons pas encore prédire la couleur de la peau des hommes préhistoriques. »
Brenna Henn, généticienne, Department d’Anthropologie et du Génome à l'Université de Californie.
« Chacune des études examinées ici fournit au moins des preuves circonstancielles que l'adaptation génotypique parallèle se produit à tous les niveaux taxonomiques. Ce résultat contraste fortement avec la vision traditionnelle selon laquelle l'évolution phénotypique parallèle résulte de modifications génétiques uniques. »
« Il existe de nombreux exemples où un phénotype évolue indépendamment via des changements parallèles à des locus génétiques orthologues. »
« De multiples mutations indépendantes ont conduit au même phénotype adaptatif ou à un phénotype fonctionnellement équivalent, bien qu'ils diffèrent dans le degré auquel les conséquences fonctionnelles et les équivalences des différentes mutations ont été explorées. Une telle évolution adaptative répétée via des changements similaires au sein d'une espèce, que nous appelons adaptation parallèle peut donc être courante. »
Adaptation parallèle : une ou plusieurs vagues d’avancée d’un allèle avantageux ?
Adaptation génotypique parallèle : quand l'évolution se répète
Les problèmes analytiques
Le logiciel utilisé pour définir le profil physique de Cheddar et de Dinant est frauduleux. Hirisplex repose sur une base de données de seulement 1 423 échantillons d’individus et il est seulement basé sur 36 SNPs alors que le génome humain contient environ 120 millions de SNPs. Un SNP (Single Nucleotide Polymorphism) est une variation génétique liées à des traits physiques comme la couleur des yeux, de la peau ou des cheveux. En comparaison, un autre logiciel de profilage génétique qui se nomme 23andme permet de comparer entre 700 000 à millions de SNPs. La base de données d’Hirisplex est donc beaucoup trop faible pour être représentative de la diversité humaine, à savoir qu’Hirisplex a été spécialement conçu pour l’étude de l’homme de Cheddar, ce qui pose des problèmes d’objectivités sur les résultats.
Dans ma vidéo que vous invite à voir sur l’homme de Cheddar, j’ai démontré suite à plusieurs tests que le logiciel Hirisplex donne des résultats qui noircissent intentionnellement la peau. Pour le prouver, nous avons testé le logiciel avec de l’ADN entièrement séquencé d’un individu vivant, qui plus est, un anglais blond avec une peau blanche laiteuse. Une fois les données analysées, le logiciel prétend que notre testeur a une peau brune et des cheveux noirs. Cette erreur prouve qu’il est impossible d’avoir des résultats fiables, même avec un ADN complet. J’ai aussi pu tester le logiciel 23andme, qui bien que meilleur que son concurrent, fournit également des informations erronées.
Outre le nombre très limité de SNP utilisés et le noircissement des résultats, l’ADN ancien — comme celui de l’homme de Cheddar ou de la femme de Dinant, vieux de 10 000 ans, est fortement dégradé et partiel. Lorsqu’un génome est incomplet, les modèles génétiques ont tendance à extrapoler artificiellement les données manquantes à partir des fragments disponibles, ce qui fausse considérablement les conclusions. C’est également ce que dénonce Brenna Henn :
« Nous ne pouvons pas accorder une telle confiance à l'analyse de l'ADN, l'ADN de Cheddar Man s'est dégradé au cours des 10 000 dernières années. »
« Même M. Walsh insiste sur le fait que l'étude ne démontre pas de manière concluante que Cheddar Man avait la peau foncée à noire. »
Ces modèles génétiques relèvent donc de la pure loterie.
🚫 Une simplification dangereuse
Un autre fait vient contredire cette théorie : on retrouve également les gènes SLC24A5 et SLC45A2 chez des populations africaines à la peau noire, comme les Khoisans et dont la pigmentation sombre diffère des Européens. Cela signifie que l’absence comme la présence de ce gène au sein d’une population n’est pas un indicateur suffisant permettant de déterminer la couleur de la peau. La croyance selon laquelle quelques mutations bien identifiées (comme SLC24A5 ou SLC45A2) pourraient expliquer à elles seules le phénotype complexe de la pigmentation est scientifiquement intenable.
Pour avoir une peau très foncée ou foncée, certaines variantes spécifiques des gènes MFSD12 et DDB1 sont généralement impliquées. Or, ces variantes ne sont pas présentes chez les anciens Européens étudiés.
Le logiciel utilisé pour prédire la pigmentation de la peau, Hirisplex, est souvent considéré comme peu fiable dans ce contexte, car il ne prend pas correctement en compte l’effet éclaircissant ou assombrissant de certains gènes comme MFSD12a et DDB1c. Il suppose à tort que l’absence des gènes SLC24A5a et SLC45A2 implique automatiquement une peau foncée. En réalité, ce n’est pas toujours le cas : de nombreux Européens du Sud ne possèdent pas ces variants, tout en ayant simplement une peau plus bronzée plutôt que foncée.
Un modèle plus récent, Noshacot, tend à prédire un teint olive ou légèrement bronzé chez les chasseurs-cueilleurs de l’Ouest. Concernant leur apparence générale, les représentations de l’art paléolithique suggèrent des cheveux ondulés à raides. Les données disponibles indiquent aussi une diversité de pigmentation des cheveux et des yeux, incluant des teintes plus claires comme le blond et le roux. Enfin, la morphologie faciale de ces populations semble se rapprocher de celle de certains Européens du Nord actuels, notamment les Danois modernes.
La pigmentation humaine est polygénique, c’est-à-dire qu’elle dépend de l’interaction de dizaines, voire de centaines de gènes, dont beaucoup restent inconnus ou mal compris. Le simple fait d’isoler un ou deux marqueurs génétiques dans des restes anciens ne permet absolument pas de reconstituer l’apparence physique d’un individu.
Les mutations génétiques comme celles associées à la peau blanche peuvent apparaître indépendamment à différents lieux, à différentes époques. Il est donc impossible d’établir un processus linéaire et chronologique où la peau blanche serait née à un moment T, dans une population X, pour ensuite se diffuser.
🧨 Une preuve contre les récits dominants
Ce fait, rarement évoqué dans les médias, démolit les théories linéaires qui attribuent l’apparition de la peau blanche à une migration unique ou à un événement génétique isolé. Cela montre que les mêmes mutations peuvent exister depuis longtemps dans des populations diverses sans forcément impliquer une origine commune immédiate, ni une diffusion à partir d’un point central. Les gènes SLC24A5, SLC45A2 ou les SNP tels que RS12913832, associés à la couleur de la peau et des yeux, ont longtemps été interprétés comme produisant les mêmes effets universels. Or, la variabilité génétique entre les populations humaines est telle que les mêmes gènes peuvent produire des effets différents selon les individus ou les groupes humains. On parle ici de variations interindividuelles et interpopulaires.
De même que pour la peau blanche, certaines études affirment que l’apparition des yeux bleus serait récente et surtout issue d’une mutation aléatoire survenue chez un seul individu il y a quelques millénaires. Or, dire que toutes les personnes aux yeux bleus descendent d’un unique ancêtre ayant vécu près de la mer Noire il y a 10 000 ans relève du conte de fées — un récit destiné à endormir votre esprit critique.
En réalité, une même mutation peut apparaître à différentes époques, en divers lieux. La couleur des yeux ne dépend pas d’un seul gène. Les tentatives visant à identifier précisément quels gènes déterminent quelles caractéristiques ont échoué. L’étude en question s’est appuyée sur un échantillon de seulement 800 personnes, allant de l’Europe au Caucase — uniquement issues de populations modernes — pour tenter de retracer l’origine des yeux bleus à travers toute l’histoire de l’humanité. C’est scientifiquement insuffisant. Affirmer que tous les individus aux yeux bleus descendent d’un unique ancêtre vivant il y a 10 000 ans dans cette région est une interprétation biaisée des données.
C’est ce que rappelle le Figaro dans son article sur le sujet :
« Les généticiens ne peuvent exclure d'autres hypothèses. Ainsi, il n'est pas impossible que cette mutation soit survenue plusieurs fois, indépendamment les unes des autres. Ensuite d'autres mutations que celle-là peuvent conduire aux yeux bleus. Et que des bizarreries génétiques peuvent aussi conduire des parents aux yeux bleus à avoir un enfant aux yeux marron. »
Les humains aux yeux bleus ont-ils un ancêtre commun ?
L’idée selon laquelle les yeux bleus proviendraient d’une seule mutation survenue en un point géographique précis repose sur l’étude d’une mutation du gène HERC2, qui régule l’expression du gène OCA2, impliqué dans la pigmentation oculaire. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’un seul individu en serait l’origine, ni que ce phénomène s’est limité à la région de la mer Noire. Les mutations peuvent apparaître indépendamment dans plusieurs populations.
La couleur bleue des yeux résulte d’un spectre génétique complexe, et non d’une simple mutation isolée. D’ailleurs, certaines populations d’Asie centrale ou du nord de l’Asie présentent également des yeux clairs, sans pour autant posséder la mutation spécifique de HERC2. Cela suggère qu’elles auraient hérité de cette caractéristique par l’intermédiaire d’une autre population blanche aujourd’hui disparue, et qui ne portait pas ce gène précis. De la même manière, les Sibériens possèdent une peau claire sans les gènes SLC associés à cette pigmentation, preuve que des traits récessifs peuvent persister et se transmettre indépendamment de certains marqueurs génétiques.
Quant à l’idée que cette mutation daterait de 10 000 ans, il s’agit d’une hypothèse infondée. Ce n’est pas parce qu’on découvre des restes humains datés d’environ 10 000 ans qui présentent certains gènes que cela prouve que la mutation soit apparue à cette époque. Ce raisonnement équivaut à dire que les yeux bleus sont apparus en 2025 simplement parce que vous croisez quelqu’un avec les yeux bleus 2025, c’est une absurdité totale.
En conclusion
Pour conclure, l’étude des populations anciennes et modernes à travers la génétique révèle une réalité bien plus complexe que ce que l’on pensait autrefois. Les gènes et leurs expressions présentent une diversité et une plasticité remarquables. Si les gènes jouent un rôle central dans la détermination de nos caractéristiques biologiques, il reste extrêmement difficile d’identifier avec certitude les combinaisons précises responsables de tel ou tel caractère phénotypique.
Cela ne remet pas en cause l’importance de la génétique dans les recherches anthropologiques, mais souligne au contraire la nécessité d’adopter une approche multidisciplinaire. L’identité physique d’un individu ou d’un groupe ne peut être réduite à la présence ou l’absence de quelques marqueurs génétiques. Il est indispensable d’élargir la perspective à l’ensemble du fonctionnement biologique, en intégrant des données anatomiques, archéologiques, génétiques etc.
Ainsi, la génétique ne devrait jamais être interprétée de manière isolée. Elle doit s’inscrire dans une lecture globale et cohérente de l’organisme humain, replacée dans son contexte historique, géographique et évolutif. Comprendre la réalité du vivant ne passe pas par un réductionnisme simpliste, mais par une vision holistique, une compréhension globale des dynamiques qui façonnent les êtres humains.
Citations
« L’espoir fondé sur le séquençage de l'ADN comme réponse unique à la question de l'origine repose sur une illusion. L'information que doit prétendument révéler l'ADN ne sera élevée au rang d'une connaissance véritable que lorsque l'ADN sera considéré dans sa relation avec la totalité de l'organisme. »
— Craig Holdrege, Génétique et Réalité, 1996
« Le problème est qu'il n'existe tout simplement rien qui puisse être une séquence représentative du génome humain. Le nombre des variations possibles dans la séquence de l'ADN est de loin trop grand dans une population naturelle. »
— Sarkar et Tauber, 1991
« Les gènes construisent leur propre génome. »
— Sapiro, cité dans Pennisi, 1998
« Les gènes n'ont pas d'existence réelle. Il n'existe, du moins dans les cellules des organismes supérieurs, que des parties de gènes que les cellules peuvent utiliser lorsqu'elles veulent construire une protéine. Les gènes ne sont pas, ils ne font que devenir. »
— Ernst Peter Fischer, 1991
« Peu importe la définition que l'on veut donner du gène, il est clair que les modèles à cause unique et unidimensionnelle, tels qu’exigés par le dogme de la biologie moléculaire, ne tiennent plus. Un gène n’est pas défini uniquement par sa structure moléculaire, mais avant tout par sa relation avec son effet sur l’organisme. »
— Craig Holdrege, Génétique et Réalité, 1996